Usine Girardet

Historique de l’Usine Girardet

Résumé d´un article paru en 1971 à l´occasion du centenaire de l´usine
(documents fournis par la Maison Girardet) lequel résumé a paru dans “La Bille Sarrazine info”  No 3 de 1997.

A la création du registre du commerce, en 1883, la maison Girardet fut inscrite avec le numéro 1. La fondation de la fabrique de couvertures Girardet remonte en 1871, à l´époque de l´industrialisation du canton de Vaud. A cette date existait à la Sarraz une papeterie qui venait de cesser son exploitation. Ce sont les bâtiments de cette ancienne industrie qui furent achetés par Eugène Girardet (1825-1901) pour y fonder une fabrique de couvertures, qui occupe encore aujourd´hui le même emplacement, mais dont il ne subsiste que quelques vestiges des anciens bâtiments. La Venoge, qui coule à ses pieds, lui fournit la force motrice essentielle avant l´avènement de l´électricité, ainsi que l´eau industrielle; d´autre part, la main d´oeuvre occupée par l´ancienne papeterie était disponible. Ainsi étaient réunies toutes les conditions requises pour la création d´une industrie.

Au début de son activité, les produits de la fabrique de couvertures Girardet étaient essentiellement destinés à être exportés, jusqu´au moment où l´application de droits d´entrée élevés l´obligea à s´adapter à la demande du marché suisse. Eugène Girardet, deuxième du nom et fils du fondateur, reprit la direction de la fabrique en 1901. Sous sa direction, l´entreprise prospéra et fut agrandie en 1913.

En 1918, afin de créer une meilleure base financière à son développement futur, la  fabrique Girardet, jusqu´ici société en commandite, se transforme en société anonyme, sous la raison sociale actuelle. Jusqu´à cette époque, on n´avait fabriqué que des couvertures unies et à rayures. Plus tard, on entreprit la fabrication des couvertures Jacquard, ce qui entraîna de nouveaux agrandissements.

En 1936, Jacques Girardet reprend la direction de la fabrique et l´assume toujours à l´heure actuelle (1971 – date de parution de l´article). Depuis 1969, Michel Girardet quatrième génération de la famille, prend une part très active aux destinées de la maison et  assume la direction du secteur commercial.
Actuellement la fabrique s´est arrêtée et les locaux sont utilisés… vous savez comment!!!

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Historique en bref du club de billard

1992: Jean-Yves Delerce propose d´ouvrir une petite salle où l´on pourrait jouer au billard entre copains. Une dizaine de personnes est réunie et se lance sans autorisation, chacun possédant une clé et amenant un peu d´argent.
1993: Ce petit groupe se rend compte que de la sorte on n´arrive à rien; Interlude est créé en fixant cette fois une cotisation et en élisant un Comité, mais sans bar et sans permanences.
1994: Pas suffisamment d´organisation… les quelques personnes se lassent. Pedro propose alors de se lancer avec Jean-Yves. Réfection de la salle, du bar et des toilettes. Les demandes officielles sont faites. Tout est OK. Pedro assurera la gérance à partir de janvier 1995. La Bille Sarrazine démarre avec pour objectif de compter 150 membres à la fin de l´année 1995.

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Et c´est ainsi que démarra votre club préféré. Il faut relever que si, au départ, on pensait quasi-uniquement “billard”, très vite les horizons s´élargirent; le but fut bientôt de “…gérer et de promouvoir un espace socioculturel dont les activités seraient sportives, ludiques, récréatives et culturelles…” (voir nouveaux statuts du club entrés en vigueur dès leur approbation par l´assemblée générale soit le 13 février 1998).
Branche sportive (billard, ping-pong, etc.)
Branche ludique (baby-foot, fléchettes, carrom, etc.)
Branches récréative et culturelle (musique, danse, concerts, spectacles, etc.)

Ci-dessous : 3 rappels importants tirés du message officiel du comité 1995

1) “un club est une association de personnes ayant des objectifs communs. Ses objectifs et les moyens de les atteindre sont définis dans des statuts. Les statuts de notre association ont été acceptés par tous les membres présents à l´assemblée (première assemblée générale) ainsi que par tous ceux qui ont fait une demande d´admission à ce jour. Les statuts seront toujours la référence administrative et juridique”.

2) “L´histoire chaotique de l´association à la recherche de son identité et de son équilibre n´a pas permis jusqu´à l´année 1995 y comprise de respecter scrupuleusement ces statuts. Il s´agit tout de même d´un outil assez lourd, relativement rigide, pas vraiment indispensable pour l´équipe de 15-25 membres des années 1992-1993-1994, mais en 1995 les choses changent : le compteur explose, plus de 300 membres fin 1995 ! Cette fois, il est clair que l´outil doit être utilisé et respecté, faute d´aller vers la “Loi de la Jungle” et à long terme vers l´autodestruction…”
(Consciente de cette responsabilité, l´équipe 1995 donna dès lors une note beaucoup plus formelle que d´habitude à l´assemblée générale, désireuse que la saison 1996 et les suivantes soient organisées et dirigées avec sérieux).

3) Il ne faut pas oublier non plus que notre club n´existerait pas si deux de leurs membres n´avaient pas financé l´intégralité du projet (Jean-Yves et Pedro). Nous n´existerions pas non plus si un membre (en fait l´un des deux précédents : Pedro) n´avait pas pris sous sa responsabilité le bail à loyer, les charges locatives, la patente et tous les risques d´exploitation dus à une “gérance libre” (sic).

Rapidement, la Bille devint un endroit pas tout à fait “comme les autres” créé par des gens pas tout à fait “comme les autres” et fréquenté par d´autres gens pas tout à fait “comme les autres”…

Il est vrai qu´un petit vent “alternatif” y souffle, teinté d´un brin de “culture underground” (Denis dixit). Et cela à la grande satisfaction de tous.

Les productions musicales

La Bille comme déjà dit plus haut vous offre diverses possibilités de distractions : vous pouvez bien évidemment y jouer au billard, y faire des parties de ping-pong, y jouer aux fléchettes, au baby-foott, etc…

Rappel de nombreux événements ayant déjà eu lieu au Club:
Des concerts sont régulièrement organisés, de musique en tous genres.
Vous avez déjà eu l´occasion d´entendre à la Bille:
– du rock des années 70 à 80 (Coloured Dreams),
– des traditionnels irlandais (Gwenwed),
– du jazz funk (Tapas nocturne),
– du rock des années 60 à 90 (Hot Doc´s),
– du jazz-rock (X-TET),
– du jazz tout court (La Bell´affaire),
– du blues Ethno (To Maïck Too),
– du jazz New-Orleans (Hot Pepper),
– LES SOCQUETTES MAUVES, ancienne et nouvelle version, à de multiples occasions,
– idem pour LES CAGNARDS, deux groupes légendaires que l´on ne présente plus,
– un mélange de plusieurs styles de musique: groove, funk, acid-jazz, disco et africaine (Cinnamon Funky Market),
– du rock-soul-blues (Onyx) à plusieurs reprises également,
– de la bonne chanson française bien rythmée (Sam Frank),
– des djembés (Mamadou et son équipe),
– du piano solo de très haut niveau (Claude Terranova – plusieurs fois pour notre grande joie),
– un orchestre des années 60 et plus, vous proposant rock, blues, slows (Nostalgique),
– du rock pur (Hollywood Hunters),
– des variétés modernes (Ectoplasm),
– un savant mélange de rock et de ballades en version électro-acoustique (Pourquoi Pas?),
– le duo Atlantis,
– du blues de derrière les fagots (Boomerang),
– un autre rock-blues (Hummingbird)
– ou encore une chorale pas comme les autres: j´ai nommé “La Charrue”
et j´en oublie certainement, c´est dire si la diversité existe !

Mais à la Bille Sarrazine il y a eu également des cours de capoeira avec M. Sandro (la capoeira, vous savez… cette danse qui ressemble un peu aux arts martiaux et qui est à la fois lutte, danse et sport, le tout tiré de l’art et du folklore brésiliens et qui forme finalement un sport complet) ; de nombreux stages de tango argentin (origines du gérant obligent) mais aussi de la salsa, du merengue, du Milonga et du swing, des percussions et danses africaines, un troc de savoirs fonctionnant sur le principe de l´échange, Ecopolia : un jeu d´économie politique (naufragés sur une île perdue, vous disposez d´outils pour travailler et d´argent pour commencer? le but du jeu est de mener la vie la plus agréable en travaillant le moins possible – plusieurs championnats furent organisés), un tournoi de Backgammon, des match de cartes, des sorties en commun (course aux grottes de Vallorbe et visite de pisciculture) défilé de mode Afro, puis, il y a peu de cela “le grand défilé” avec bon nombre de créations de stylistes membres du club présentées tant par de véritables top-models que par les plus craquantes de nos membres…

Les productions théâtrales

Le théâtre n´a jamais été oublié non plus, voyez plutôt, tout d´abord pour notre plus grande fierté et notre plus grand bonheur : “Tête de Turc” par GALILEE (dans le cadre du programme d´insertion et de revitalisation agréé par l´OFIAMT, destiné aux professionnels du spectacle momentanément sans emploi, organisé par l´OSEO en collaboration avec l´Atelier Scanavin, d´après le livre de Günter Wallraff (membre d´honneur de la Bille, qui nous fit la grande joie de nous visiter) mais aussi d´autres spectacles:

– “Les 10 petits nègres” tiré du célèbre roman d´Agatha Christie, interprété par la sympathique troupe de théâtre amateur du Cagnard,
– “Clowns Zeureux”: des clowns pour enfants du “Théâtre de la Paix” de Hongrie,
– “La bonne adresse” présentée par “Belmont sur les Planches” une équipe de théâtre amateur dont la devise pourrait être: dynamisme et enthousiasme,
– la troupe du Cagnard encore avec “l’honneur des Cipolino”,
– le groupe théâtral de Cuarnens avec “la Soupière” de Robert Lamoureux,
– “Felipito y Elvirita” une pièce nicaraguayenne présentée par El Capullo,
– “Guillaume et Heidi Helvètes” par la troupe du Teatrakor,
– des nouvelles de Guy de Maupassant par Rita Gay et Sylviane Mantilleri,
– “La Chambre à Lessive” ou la rencontre de deux clowns : Haribo (Lucette Boillat) et Bicolore (Ariane Chabloz),
– du café-théâtre Belle-Epoque par Margarita Sanchez et son pianiste Johnny Walther,
– “Satte” un spectacle d’art contemporain – pièce de Paolo Casarella, mise en scène par Pascale Güdel – proposé par la “Fille de Mai et la compagnie Vol Etroit”…
et là encore j´en oublie sans doute, preuve en est -si besoin est- que là aussi le choix est immense.

Mais la Bille, c´est aussi un journal d´informations adressé plusieurs fois par année à ses membres afin de les informer de ce qui se passe au Club, de leur annoncer les manifestations à venir et de leur faire part des mariages, naissances et autres événements extraordinaires.

Le côté caritatif et pluri-culturel n´est pas oublié non plus avec par exemple une fête mexicaine au bénéfice d´œuvres caritatives mexicaines ou encore pour un petit village situé près de Tustepec, nommé Usila, un week-end africain avec soirées Amitié-Solidarité pour l´école “Guinkouma” fondée par Bruno Bambaras au Burkina Faso, une fête de l’usine “latino” avec bénéfices versés à un village nicaraguayen.

Il faut mentionner encore de nombreuses expositions de peintures et photos et, chaque année “ANONYMA” une exposition permettant à ceux d´entre vous, artistes en tous genres? -amateurs pour la plupart- n´ayant peut- être encore jamais exposé, de le faire à la Bille, de façon anonyme ou non, selon leur choix.

La Bille Sarrazine est aussi le lieu de rencontre de l´Amicale des Bretons de Suisse romande, lesquels bretons se réunissent à la Bille tous les premiers samedis du mois dès 15 heures pour danser, chanter, manger des crêpes mais aussi parfois pour y écouter un “druide-conteur”. Ils organisent à la Bille chaque fin d´année le Noël des enfants de leur association. C´est volontiers qu’ils vous accueilleront parmi eux s´il vous prenait l’envie d´entrer dans la danse…

Nous avons également tissé des liens avec ATT2-La Filature dirigé par Jacques Gardel. Désireux de soutenir ce “théâtre à la campagne” nous avons organisé plusieurs manifestations au profit d´ATT2. Nous encourageons régulièrement nos membres à assister aux spectacles et manifestations présentés par ATT2-La Filature et annonçons soit par le biais du journal, soit par des papillons volants à disposition au bar ce qui se passe chez nos voisins.

Sachez également que la Bille reçoit chaque année un groupe d´enfants dans le cadre du “Passeport-vacances du district de Cossonay” afin de leur faire découvrir le billard et de les initier à ce jeu.

Enfin -et là je cite François de Coulon dans un de ses “Mot du Président” alors qu´il était bien évidemment encore président du Club: “D´association purement sportive, la Bille Sarrazine devient une association dont le but principal est la gestion d’un espace socioculturel. De fait, la bille Sarrazine n´est plus un club purement sportif au vu de ses nombreuses activités. Par conséquent, dans la mesure du possible, le club doit rester ouvert pendant les périodes de fêtes et les jours fériés, ceci afin d´offrir un lieu où se réunir à tous ceux qui pourraient être seuls pendant ces périodes “.

Donc tant Pâques que Noël ou Nouvel-an se fêtent au Club et à plus forte raison des événements tels que Halloween ou la Saint-Patrick (fête bien-aimée de notre actuel président).

Voilà donc un lieu pour le moins attrayant et où -le moins que l´on puisse dire- on ne s´ennuie pas

Rendez-nous visite et vous direz bientôt comme dans la pub de certaines marques de lessive: Essayez la Bille… c´est l´adopter ! Alors à tout bientôt, nous ne demandons qu’à être adoptés !

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