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Qu'a apporté le mouvement hippie
aux générations suivantes ?


NB: Notes et références en bas de page

5.1 Pilule, avortement, : la libération sexuelle et de la femme

Au début des années soixante, la norme voulait que la femme reste vierge jusqu'au mariage, ou tout au moins qu'elle n'ait de relations intimes qu'avec son futur époux. La commercialisation de la pilule contraceptive à partir de la loi Neuwirth votée en 1967 en France changera toutes ces idées préconçues, un peu grâce aux hippies, qui militaient pour le droit à l'amour libre et au plaisir sexuel de la femme. Mai 68 aida aussi les femmes à prendre la parole. Ce fut également à partir du début des années septante que la contraception et le planning familial devinrent accessibles plus facilement à toutes. Enfin, les femmes n'eurent plus peur des grossesses non-désirées, et n'avaient plus besoin d'avoir recours à des méthodes peu sûres, comme celle de la température, par exemple. Elles pouvaient enfin disposer de leur corps quand elles le désiraient. Plus tard, la pilule fut encore améliorée, et ne fait aujourd'hui plus grossir. Quand à la question de l'avortement, les femmes n'ont toujours pas fini de se battre

Si les premiers mouvements féministes non-mixtes se firent plutôt dans les milieux gauchistes, alternatifs et contestataires, c'est que la pensée marxiste était très proche de la libération de la femme. Un des plus célèbres fut le MLF (Mouvement de Libération des Femmes), qui comptait en son sein de nombreuses femmes révolutionnaires, dont plusieurs hippies. Elles organisèrent des manifestations afin de lutter, entre autres, pour un droit à l'avortement et à un salaire égal aux hommes. Durant Mai 68, un autre mouvement, le VLR (Vive La Révolution) distribua des tracts remettant non seulement en question les rapports de l'élève au maître, mais aussi de l'homme à la femme, ou autrement dit de l'oppresseur à l'oppressée. En 1972, elles organisèrent une manifestation le jour de la Fête des Mères. Leur slogan était: «Fêtées une journée, exploitées toute l'année!».

Les femmes occidentales d'aujourd'hui doivent beaucoup à ces féministes, car sans elles, peu de choses auraient changé concernant leur condition par rapport aux hommes (par exemple, il y a aujourd'hui beaucoup plus de femmes actives en politique). Elles ont dû se battre, et cela n'a pas toujours été facile, surtout lorsqu'elles se faisaient traiter de "sales lesbiennes". Mais ce fut un combat qui en valut la peine, et qui d'ailleurs n'est toujours pas fini, puisque le machisme existe encore bel et bien.

Sur la photo1 ci-dessous, on peut voir une cinquantaine de femmes plus ou moins jeunes durant une manifestation féministe se passant certainement à Paris, qui sont en train de brûler une banderole où il est écrit «Des milliers de femmes par an victimes d'avortement clandestin en France». On peut aussi distinguer aussi un autre slogan à l'arrière-plan disant : «Ils ne décideront plus pour nous !». Comme dans n'importe quelle manifestation, il y a une leader (celle qui est au milieu le poing levé et qui crie). Il est évident que ces femmes sont révoltées contre cette société d'hommes faite pour des hommes par les hommes, et la seule manière de se faire écouter est de choquer l'opinion publique.

Voici encore une autre photo2 qui représente bien, selon moi, l'émancipation de la femme dès les années soixante. Ces jeunes femmes sont des hippies (cheveux longs, fleurs, ) et elles désirent jouir du présent, ainsi que créer un autre monde où la femme serait l'égale de l'homme. Cela se voit par plusiers signes: elles fument, elles conduisent, elles portent une mini-jupe. Bref, elles s'affirment, elles se "dévergondent". Tout comme les féministes, elles désirent avant tout se faire remarquer.


5.2 Une nouvelle «philosophie»

Le mouvement hippie a véhiculé beaucoup de nouvelles idées qui sont encore d'actualité de nos jours. Par exemple, de plus en plus de gens font encore attention à ne pas devenir des consommateurs matérialistes. Même en sachant qu'il y a très peu de chance de pouvoir changer le système, ils essaient de vivre avec, tout en consommant intelligemment et en boycottant les marques ou entreprises dont la politique leur convient le moins. Cela a totalement changé la façon de penser de beaucoup de gens.

Voici, à titre d'exemple, un petit extrait3 d'une brochure faite par de jeunes anti-capitalistes de Lausanne qui militent contre la mondialisation, responsable des inégalités dans le Monde. Selon eux, chacun peut agir:

«Pour l'autonomie des luttes, que chacun(e) lutte selon ses aspirations et ses possibilités (sabotage, boycott, non-violence, féminisme, refus du travail, écologie, dans la rue, sur son lieu de travail, dans son quartier, lors des sommets des instances économiques ou politiques mais surtout tous les jours)!

Ce n'est pas seulement les atrocités et les excès du système qu'il faut dévoiler et combattre, mais sa marche normale!»


Prenons un autre exemple, celui de l'armée : jusque dans les années soixante, il était quasiment impensable pour un homme de ne pas faire son service militaire. Mais depuis, cela a bien changé. C'est un thème très controversé, et nombreux sont les jeunes hommes pacifistes et antimilitaristes qui refusent de la faire, préférant le service civil. En Suisse, l'objection de conscience a gagné du terrain et obligé l'État à introduire un service civil, sous l'influence de l'idéologie non-violente des hippies!

Et sur le plan culturel, il reste aux générations suivantes, donc aux enfants (et bientôt petits-enfants) des anciens hippies, beaucoup de précieux témoignages du passé : films, comédies musicales, livres, poèmes, journaux, peintures, disques, photos, etc Ces derniers aident à faire mieux comprendre aux jeunes d'aujourd'hui comment et dans quelles circonstances la jeunesse de leurs parents s'est déroulée. De plus, tous les artistes de la génération hippie ont eu une influence sur ceux des années huitante et nonante. En effet, que serait la musique rock si Jimi Hendrix n'avait pas existé? Et que serait la littérature américaine si William S. Burroughs n'avait pas été célèbre?


5.3 Les hippies d'aujourd'hui

Aujourd'hui encore, bon nombre d'adolescents suivent le mouvement hippie. Cela se remarque surtout dans leur comportement (consommation de cannabis, organisation de manifestations), dans la musique qu'ils écoutent, mais aussi dans leur façon de penser. Ils admirent cette culture et disent tous qu'ils auraient voulu vivre de grands événements tels que Woodstock ou Mai 68. Il existe aussi quelques "vieux soixante-huitards" qui ne se sont pas vraiment rangés en entrant dans la vie adulte et qui garderont toujours cet esprit un peu rebelle.

Voici une image tirée du catalogue de mode La Redoute (printemps-été 2001): cette photo, prise dans les pages de mode pour jeunes filles, est un exemple typique de la mode hippie, "retravaillée" pour le 21ème siècle. Les stylistes, trente ans plus tard, n'ont vraiment pas beaucoup d'idées nouvelles ! Au lieu de créer, ils reprennent toujours, suivant les saisons, une mode jeune ; comme par exemple les punks, en ce moment. L'été passé, c'était la mode des hippies, et bon nombre d'adolescentes s'affichaient avec ce genre de vêtements sans vraiment savoir ce qu'ils signifiaient à la base Par exemple, ici, on peut acheter une tunique indienne de la marque Miss Sixty à 85.- Fr/ch, et un pantalon pattes d'eph de la marque Tipster à 75.- Fr/ch (à noter également, les baskets rétro que nos parents portaient)!!! Ce qui est paradoxal, c'est que les "vrais" hippies prônaient justement des vêtements (ou plutôt des fripes) sans marque et bon marché !


Notes - Références

  1. Tiré de : Le 20ème siècle des femmes, p. 71
  2. Tirée de: Mai 68, la Révolution Fiction, de Jacques Tarnero, p. 4
  3. Tiré de : Et bing dans l'il !, anonyme, p.9






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Mise à jour 20.4.2010

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